08/11/2018Château Haut Breton Larigaudière participe à Margaux Saveurs

Venez découvrir 5 millésimes lors d'un atelier inédit de dégustation verticale

Clémentine, notre responsable oenotourisme, vous accueille dans notre propriété familiale à l'occasion de Margaux Saveurs les 16, 17 et 18 novembre 2018 de 10h à 18h30.



Une visite suivie d'un atelier inédit de dégustation verticale (5 millésimes de Margaux) avec jeu des arômes vous attend à 10h, 11h30, 14h30, 16h et 17h30 (sur RDV).

Cette année, nous sommes associés à L'Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA Bordeaux) pour vous faire découvrir des œuvres sur le thème de l'acidité au cœur de notre chai à barriques. Vous aurez l'occasion de voter pour récompenser votre œuvre préférée !

Tarif de l'atelier : 20€/pers. Durée : 1h. 
Limité à 12 personnes par atelier. Réservation obligatoire.

08/11/2018Déplacement en Asie

Venez-nous rencontrer à la Hong Kong Wine Fair et Prowine China 2018

Notre équipe commerciale est reparti pour une énième aventure en Asie! Du 8 au 10 novembre nos vins seront en dégustation à la Hong Kong Wine Fair et du 13 au 15 novembre, ils vous attendent sur notre stand à Prowine China. Numéro de stand: Hall W5 - nr 5AA01-9. 

06/11/2018Le millésime 2018 par notre directeur technique Jean-Michel Garcion

Vendanges de rêves qui viennent couronner une année d'efforts et de grande vigilance

Dans nos Châteaux Tayet et  Lacombe Cadiot, où l’épisode de grêle en mai a amputé une part importante de la récolte, nous culminons avec une trentaine d’hectolitres seulement. Par contre à Saint Emilion et Margaux, nous sommes satisfaits: cette récolte vient couronner une année d’engagement, de travail, de vigilance et surtout coiffer une année de frustration après la terrible désillusion du millésime 2017 avec la faible récolte lié au gel. 

2018 correspond à mon 27ième millésime, et jamais depuis mes débuts, je n’ai eu une qualité de vendange aussi exceptionnelle ! 

Dans le théâtre du millésime 2018, sur plusieurs scènes de nos vignobles bordelais se sont déroulés d’ores et déjà plusieurs actes.

Le premier d’entre eux a débuté en fin d’année passée, le décor automnal de nos campagnes avait scellé magnifiquement le sort du millésime 2017 et laissait place au départ du nouveau cycle. La vigne s’était endormie après une campagne difficile. Elle avait pourtant à travers la merveilleuse qualité de nos raisins, sut faire preuve d’une grande capacité de résistance sous la baguette ingénieuse de nos chefs de cultures Thierry dans le libournais et Jérôme dans le Médoc.

Le premier acte a donc débuté par sa phase léthargique. Un sommeil bien mérité ! Car la belle endormie a toujours besoin de cette période de repos pour reconstituer ses forces afin de redonner le meilleur d’elles-mêmes et se lancer dans de nouvelles batailles. Durant l’hiver nos chefs d’orchestre ont maintenu la cadence et l’ensemble des équipes se sont activées aux travaux de la taille, du tirage des bois, de la consolidation du palissage, du pliage, des apports d’amendements organiques et des complantations.

Avant de conclure ce premier opus, juste quelques mots sur les conditions climatiques hivernales. Octobre et novembre 2017 ont été relativement secs, ce qui devenait un peu inquiétant ! Par contre, la suite a été aquatique ! Dès décembre, puis janvier, février et mars furent très pluvieux et doux. Ce qui a fort heureusement permis de reconstituer les réserves et faire remonter toutes les nappes phréatiques. Fort de ce potentiel retrouvé et assuré que le millésime ne sera pas déficitaire en eau, nous sommes prêts pour la deuxième phase.

L’acte 2 débute avec l’éclosion des bourgeons, annonçant le renouveau. L’énergie du printemps, boostée par un printemps encore pluvieux mais relativement chaud, favorise une croissance rapide de la vigne. Mais ce climat, nous expose en contre partie à la colère sporadique des cieux et mai est haché par des épisodes de grêles désastreuses par secteurs. Ainsi, le sort en est scellé pour nos vignobles du Château Tayet et du Château Lacombe Cadiot: dans la journée du 26 mai, l’ensemble du vignoble est touché et présente déjà des pertes potentielles de l’ordre de 40 à 50%. Ces propriétés en bordures de Garonne ont été, comme près de 9000 hectares de part et d'autre de la rivière, dévastés à des degrés divers. Après la catastrophe liée au gel de l’année passée, la situation se complique très fortement. Quelque peu sonnés par ce nouvel uppercut, nous devons rapidement retrouver nos esprits et nous focaliser sur ce qui peut encore être sauvé. Notre concentration n’est pas de trop car les événements s’enchainent ! En effet, les conditions hygrométriques et la hausse des températures favorisent non seulement la poussée rapide des rameaux mais aussi la prolifération des maladies cryptogamiques. Le mildiou fort virulent en cette période qui entoure la floraison nécessite une vigilance de tous les instants de la part de nos techniciens viticoles.

Raisonnablement raisonnés et raisonnés…raisonnablement, telle est ma devise !!!

Tous les détracteurs d’une culture conventionnelle basée sur la réflexion et prenant en compte les conditions climatiques, la croissance de la vigne et les stades du cycle végétatif, se sont cette année fait tapés sur les doigts et ont  perdu une très grande partie de leur récolte. Il nous faut toujours agir avec prudence, ne jamais oublier que nous sommes dans une région océanique, avec une proximité des lacs, de la Garonne, de la Dordogne et de la Gironde. Autre élément déterminant, est la très faible altitude moyenne du vignoble bordelais. 2018 fut un rappel important pour nous tous afin que nous reprenions conscience de notre environnement et que nous mettions en place des méthodes adaptées à notre contexte et ne prenions pas à la lettre des éléments écrits dans des livres ou dictés par des effets de modes. (Comme si nous imaginions être sur un plateau à, 900 m d’altitude dans une zone semi-désertique avec de l’irrigation autorisée...). La réalité chez nous est toute autre. Ce qui en fait par ailleurs sa grande richesse, sa diversité, son originalité. Les vins issus de ces grands terroirs sont incomparables, car nulle-part ailleurs dans le monde, nous sommes capables de reproduire des conditions de productions identiques à celles de Bordeaux et cela même si les cépages utilisés sont les mêmes.

Cette année, les vignerons en culture Bio ont pour la plupart perdu de 40 à 100% de leur récolte. Un modèle économiquement catastrophique cette année et qui par force, aura des conséquences au sein de ces domaines. Notre approche qui se veut adaptée à notre environnement et aux conditions climatiques de chaque millésime est en perpétuelle évolution et adaptation à la situation du moment. Nous tendons depuis 25 ans vers une utilisation modérée des produits phytosanitaires, tant dans le type de produits utilisés que dans le nombre de passages. Nous progressons vite mais avec sagesse.

La meilleure preuve se trouve être dans les vignes. Mi-juin, les inflorescences ont fleuri et laissent place à de jolies grappes tout à fait saines. Les conditions qui suivirent furent plus clémentes et nous enregistrons une période de près de 100 jours sans une goutte de pluie. La chaleur et l’ensoleillement de cet été ont enraillé les maladies cryptogamiques grâce aussi à notre travail incessant dans les vignes afin de favoriser cette lutte prophylactique.

Pari gagné ! Septembre profile une belle récolte tout aussi bien au Château Haut Breton Larigaudière qu’aux Châteaux Tour Baladoz et La Croizille. La moyenne estivale des températures et de l’ensoleillement ont battu des records ; les raisins sont gorgés de sucre et nous attendons sans stress le moment opportun où la maturité phénolique sera atteinte. Nos passages quotidiens dans les vignes et nos dégustations des baies nous permettent de définir précisément le début des récoltes.

Acte 3 : Les récoltes.

Dernières semaines de septembre, nous récoltons les merlots de Margaux ainsi que des Châteaux Tayet et Lacombe Cadiot. Ce n’est que le 2 octobre que les merlots de Tour Baladoz rentrent dans les chais et nous attendons le 5 pour faire la même chose à La Croizille. Après quelques jours d’interruption nous entamons la récolte des cabernets sauvignons et des petits verdots. Le 9 octobre sonne la fin des vendanges à Margaux sous un soleil radieux et des températures exceptionnelles. Ce n’est que le 19 octobre que nous coupons les derniers raisins de cabernets et petits verdots à Saint Emilion. Nous sommes un des derniers de l’appellation à ranger les épinettes et les paniers !

Les niveaux de concentration en sucre sont extraordinaires, les acidités sont étonnamment équilibrées et les PH relativement bas. Tout ce qui peut nous permettre d’imaginer que nous avons un énorme potentiel dans nos cuves. Notre vigilance est active et nos dégustations quotidiennes nous permettent de déterminer le processus à adapter à chacune des cuves. La libération de la matière colorante a été très rapide et les macérations ne sont pas forcément trop longues. Les indices polyphénols totaux, mesurant le niveau de la matière colorante des vins et des tanins sont particulièrement élevés: des indices de l’ordre de 90, 95, et même au-delà. Les vins sont exceptionnels et présentent un potentiel de vieillissement incroyable. Naturellement, il nous reste encore beaucoup de travail afin de polir notre nouvelle pépite, mais nous sommes confiants et satisfaits d’avoir dans nos verres des vins noirs, riches, puissants ayant néanmoins une belle acidité, ce qui me laisse à penser à 2005 !

Affaire à suivre ! Laissons le temps au temps et dans quelques jours débutera l’acte 4 avec l’élevage en barriques. A très vite.

Au nom de toutes nos équipes, à très bientôt et MERCI !

Jean Michel Garcion

10/09/2018Nos vins dans le Guide Hachette 2019

13/12/2017Château La Croizille et Château Tour Baladoz sont coup de coeur des Saint-Emilion Grand Cru.

Les 24 ambassadeurs des Vins de Saint-Emilion pour 2018

Le soir du 11 décembre s’est tenu au CAPC de Bordeaux la Coupe des crus qui a désigné, par match éliminatoire, les 24 vins ambassadeurs des appellations Saint-Emilion pour 2018. Notre ambassadeur sur place Dominique Faure a aidé pour que la dégustation à l’aveugle se passe dans les meilleures conditions et a été témoin de la grande qualité des dégustateurs, guidés par le parrain de cette édition et compatriote de notre famille propriétaire, le journaliste belge Marc Roisin.

Grande euphorie au sein de notre équipe quand la nouvelle est tombée : nos Château La Croizille ET Château Tour Baladoz (l'un comme l'autre!), ont été sélectionnés coup de coeur des Saint-Emilion Grand Cru pour représenter l'appellation tout au long de l'année 2018, avec 6 autres châteaux. La sélection s'est faite pour les 2013, 2014, 2015.

Autour de 150 jurés (oenologues, viticulteurs, courtiers, négociants ou journalistes) étaient réunis pour désigner les vins qui représenteront les appellations de Saint-Emilion en 2018 lors de différentes manifestations sur lesquelles le Conseil des vins de Saint-Emilion sera partenaire ou présent : le Saint-Emilion Wine trip, Saint-Emilion Jazz, Prowein en Allemagne…

 

Toute au long de cette année, nous défendrons haut et fort les couleurs de Saint-Emilion avec le millésime que nous avons choisi de mettre en avant pour chaque Château : le Château La Croizille 2014 et le Château Tour Baladoz 2015.

21/11/2017Amateur de sensations fortes? Et si vous deveniez vigneron ?

Le millésime 2017 par notre directeur technique Jean-Michel Garcion

Lorsque dans quelque temps je me souviendrai de 2017, le phénomène marquant sera le gel, et les nuits des 27 et 28 avril seront indélébiles dans ma mémoire comme le fut en 1991 la nuit du 21 avril. Pour résumer, ce fut très difficile. Il a réellement fallu s’employer afin de déjouer tant bien que mal les aléas climatiques. Dame Nature nous a sévèrement rappelé qu’elle était plus forte que toute notre volonté.

A chaque caprice de la météo, vous faites « Tapis » comme au casino !

Ce fut cinglant comme le froid qu’il faisait aux matins des 27 et 28 avril. Si la première coupe n’était pas suffisamment rase, le deuxième passage nous a été dans un grand nombre de cas fatal ; les yeux rougis par la tristesse face à ce spectacle de désolation qui se découvrait au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel glacial. Les nuits avaient été claires, étoilées, et sans nuages et les rayons de soleil furent dévastateurs sur les jeunes rameaux récemment débourrés.

Avant le début du cycle végétatif nous étions en déficit hydrique, eu égard à un hiver peu pluvieux. Le débourrement a été assez rapide, les températures relativement élevées en mars et avril et tout était propice à une pousse rapide de la vigne. Les inflorescences étaient déjà apparues et les rameaux faisaient déjà de 10 à 40 cm suivant les zones quand « l’effet guillotine » du gel nous a privé de la tête des bourgeons dans le meilleur des cas et éliminé dans certains autres l’intégralité de la tige.

Dans 80% de nos parcelles en Médoc (Margaux et Bordeaux Supérieur), le printemps fut noir et ce ne fut que fin mai que les bourgeons percèrent la torpeur et redonnèrent un sens à la vie. Certes sans raisin, mais faute de vin il était indispensable d’avoir du bois pour espérer tailler cet hiver et imaginer une future récolte en 2018. Ce métier sans espoir et sans caractère est impossible à faire !

Donc fin mai, nos estimations sont les suivantes : -80% à Margaux, -70% pour nos Bordeaux Supérieur à Ludon et Macau, -5% au Château Tour Baladoz, -20% à La Croizille. Après cet aléa climatique de fin avril, mai et juin sont particulièrement chaud et favorisent une floraison dès la troisième semaine de mai pour toutes les vignes épargnées. Nous abordons l’été avec 3 semaines d’avance pour une année type. En 26 campagnes, c’est la première fois que se profile une récolte intégrale en septembre.

25/10/2017Château Haut Breton Larigaudière 2015 dégusté par le Meilleur Sommelier du Monde, Andreas Larsson

"Un Margaux élégant à boire dans les prochaines années ou à garder pour 20 ans"

Merci de patienter